Les finances communales témoignent de la bonne gestion bruxelloise


Comme chaque année, Belfius procède à une analyse des finances locales. L’exercice est toujours intéressant en ce qu’il appuie, par les chiffres, les justes revendications de nos communes pour assurer un financement leur permettant de répondre aux besoins de gestion publique qu’on attend d’elles.

L’exercice réalisé par Belfius procède de l’analyse des budgets et compte de l’ensemble des communes. L’analyse est certes affinée par région, mais c’est la limite de l’exercice. Chaque commune est une particularité. Une telle analyse reflète une situation moyenne et non une particulière.

Au cours de cet article, nous nous concentrerons sur les finances des communes et des CPAS, délaissant celles des provinces, asbl communales, zones de secours et autres fabriques d’église.

Nous livrons ici un exercice de mise en relation des chiffres synthétisés par Belfius dans deux parties de ses études : ceux agrégés au niveau national et ceux spécifiques à Bruxelles. La comparaison permettant de mieux faire ressortir les spécificités des finances locales bruxelloises et de comprendre où se situent les enjeux les plus saillants dans la maitrise des deniers publics.

Conclusion


En synthétisant les données traitées par Belfius, il semblerait que les finances des pouvoirs locaux se portent bien. A Bruxelles l’exercice ordinaire est en boni et les investissements progressent de façon importante. La bonne gestion semble caractériser les pouvoirs publics bruxellois : les dépenses de fonctionnement sont maîtrisées, y compris les dépenses en personnel, et on affronte les investissements à faire malgré un environnement règlementaire contraignant imposé par les normes SEC. Pourtant, le vent n’est pas favorable à Bruxelles : croissance démographique, paupérisation, enjeux sécuritaires, mobilité de plus en plus difficile et politiques contraignantes, tant au niveau régional (tendance à diminuer l’autonomie régionale par diverses mesures) que fédéral (instauration de mesures dites du « Tax-shift » visant à accroître le potentiel concurrentiel du secteur privé mais impactant sur les ressources financières des communes et par là des zones de Police et des CPAS). En somme, les capitaines bruxellois tiennent la barre fermement envers vents et marées !



« Retour

Auteur(s)

Philippe DELVAUX
Dernière modification
15-11-2016
Conditions générales | RSS | Liens utiles