Incertitudes sur la Politique des Grandes Villes

La Politique des Grandes Villes évolue. Les communes percevront moins que ce qu'elles auraient dû percevoir en raison de la décision du Gouvernement fédéral de geler certains budgets. La Région utilise les financements qui lui ont été transférés pour d'une part assurer le 'phasing out' des projets du passé et d'autre part pour contribuer au financement d'une nouvelle politique de revitalisation urbaine.


Jusqu’à présent le transfert du budget « Politique des Grandes Villes » du fédéral aux régions ne s’est pas fait sans pertes. A Bruxelles on perd plus de 37% du budget : environ 30 millions d’€ sur 6 ans, à cause de la suspension de la partie fédérale du budget et du remboursement des projets 2010-2014 sur le budget 2015-2019 des nouveaux engagements.

La Région bruxelloise devrait bénéficier de 2015 à fin 2020 d’un transfert du Fédéral de 51.700.000 euros (hors montants « congelés » et hors montants retenus pour la liquidation des anciens projets). Elle a décidé d’affecter une partie de ce financement au « phasing out » (clôture des projets initiés avant 2015) jusqu’en 2018 pour un montant de 26.500.000 € et a décidé d’affecter le solde de ces moyens financiers à la politique de revitalisation urbaine.
D’autre part, la Région a augmenté les engagements budgétaires concernant la Politique des Villes ayant pour objectif la revitalisation urbaine et augmenté les moyens du Plan Bruxellois de Prévention et de Proximité 2016-2019 dans lequel ont été transférés certains projets initialement financés par la Politique des Grandes Villes et ayant plus trait à la prévention de l’insécurité.

Du côté du fédéral donc les budgets sont congelés, du côté de la Région on parle de Politique des Villes sur deux axes spécifiques : la revitalisation urbaine et la prévention et ce ne seront plus uniquement sept communes sur 19 à pouvoir en bénéficier.



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Auteur(s)

Leopoldina CACCIA DOMINIONI
Dernière modification
24-06-2016
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