La zone locale subit ce que le Gouvernement fédéral économise pour la police


L’Accord de gouvernement aborde largement la sécurité et la police, mais ne dit rien du financement des zones ni du transfert de tâches de nature fédérale vers le local. C’est cependant d’autant plus important que, quinze ans après la réforme des polices, son surcoût n’est toujours pas résorbé. La réforme ne devait rien coûter aux communes, avait-on promis. Rien n’est moins vrai et aujourd’hui, on déplore toujours plus d’économies à réaliser dans les zones.

Au sommaire


  • Ce que l’on trouve dans l’accord de gouvernement
    • Une réflexion à mener sur la définition des tâches clés
    • Plans de sécurité et de prévention et législation sur les caméras
    • Plus de bleu en rue
    • Réforme du statut et du régime disciplinaire
    • Une attention particulière pour la formation et le recrutement
    • Le Fonds de sécurité routière
    • L’informatisation de la justice et de la police
  • Ce que l’on ne retrouve pas dans la déclaration de gouvernement
    • Une concertation structurelle
    • Un financement adéquat
    • La reconnaissance de la capitale

L'avis de l'Association


L’accord de gouvernement doit être complété. Ramassés en quelques enjeux, notre lecture du volet police de l’accord est que :
  • le gouvernement doit tenir compte de la réalité des zones de police ;
  • les zones doivent bénéficier d’un financement correct. La norme KUL doit être adaptée. Il faut mettre fin à la « solidarité gelée ». On ne peut accepter de prise en charge financière par les zones bruxelloises de services bénéficiant à l’ensemble de la population, cette charge revient aux pouvoirs publics fédéraux ;
  • les administrations locales doivent être beaucoup plus associées aux mesures proposées ;
  • il est indispensable d’associer les bourgmestres à l’élaboration du nouveau régime disciplinaire. En effet, ils sont employeurs et responsables de leur corps ;
  • sur le plan opérationnel, la réserve et l’équipement de la police doivent être améliorés. Ici aussi, il s’agit d’une tâche des pouvoirs publics fédéraux ;
  • le recrutement et la formation doivent être revus. Le Fédéral doit mieux connaitre le nombre de personnes qui arrivent ou quittent l’organisation, pour permettre aux zones de faire des projections. Il faut enfin prêter une plus grande attention à la qualité de la formation.







« Retour

Auteur(s)

Hildegard Schmidt & Philippe Delvaux
Dernière modification
08-01-2015
Conditions générales | RSS | Liens utiles