Gestion des compétences et salaire des grades légaux: vers une rémunération variable


Les modifications législatives intervenues au sein des trois Régions indiquent que le législateur a tenté de transformer la fonction de secrétaire communal en une fonction de management. On a ainsi introduit le mandat et rendu les descriptions de fonctions plus importantes.

De plus, on attend désormais du secrétaire un rôle de conseil et de collaboration avec le Collège des bourgmestre et échevins. Ensemble, ils doivent établir des objectifs et les consigner dans des accords conclus entre eux.

Le législateur a en outre voulu consolider la fonction de management en dotant également le secrétaire communal du pouvoir disciplinaire.

La description de fonctions plus détaillée reprise dans la législation indique que la simple mise en oeuvre des connaissances du secrétaire communal ne suffit plus aujourd’hui. L’implication de ce dernier est cruciale.

Dans le même temps, le salaire a été revu à la hausse, parfois légèrement cependant. La Région flamande amorce avec précaution la définition de bonus de prestation et vise à donner au salaire une interprétation individuelle, ce qui n’est pas un processus simple dans un secteur public où prévaut le principe d’égalité.

Les pouvoirs publics ne disposent pas d’une latitude complète. Il leur est ainsi parfois difficile d’interpréter concrètement la gestion des compétences ou des compétences-clés. Ils tentent une refonte du système par le biais d’évaluations à intervalles précis. Mais face à tous les incitants à la refonte et l’introduction de bonus salarial, il subsiste une constante, avant et après la régionalisation de la Nouvelle Loi communale et dans les trois régions : l’association du salaire au nombre d’habitants.


Voir aussi


La Nouvelle Loi Communale profondément modifiée par l’ordonnance du 5 mars 2009

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Auteur(s)

Hildegard SCHMIDT
Dernière modification
08-11-2011
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